mardi 24 juillet 2007

Les chemins de Katmandou

Ah ! En voilà un roman digne de ce nom. Autre chose que le mièvre « Les volets Verts » de Simenon que j'ai lu précédemment. Si des volets verts, il n’était pas du tout question dans le livre de Simenon, dans celui de Barjavel, il est effectivement question de « chemin » et de « Katmandou ». Le roman commence assez durement, avec force viols et violences. Barjavel prend le temps de placer ses personnages. Plus on va vers la fin du roman et plus on est happé par les destins tragiques d’Olivier et de Jane.

En cours de roman, j’ai eu le tort d’aller sur le net pour voir ce que je pouvais trouver au sujet de ce bouquin. J’ai appris qu’à l’origine, cette histoire était prévue pour le cinéma. Elle a été remanié ensuite pour en faire un roman. C’est Birkin qui avait le rôle de Jane et bon, je dois dire que ça m’a un peu troublé dans ma lecture, parce que je m’étais fait mon idée personnelle de la Jane du roman qui ne correspondait pas trop à Birkin. Et au milieu du roman, je n’arrivais pas à me défaire du faciès de la chanteuse.

Que dire de ce roman sinon , qu’on se trouve dans une période charnière, en 68 et 69, qu’on suit le périple de jeunes qui fuient la réalité pour chercher un monde qui convienne a leur attente. On s’accroche au destin de ses deux jeunes paumés. Plus le roman avance, plus les autres personnages s’affadissent, plus on s’attache à Jane et Olivier, sorte de Bonnie and Clyde qui vont jusqu’au bout ... Mais je n’en dis pas plus pour ne rien dévoiler de l’intrigue.

C’est un roman que je recommande.

De Barjavel, j’ai aussi lu « la nuit des temps », « Le grand secret », « l’enchanteur ». Mais celui qui m’a laissé la trace la plus vivace, c’est « Ravage ». J’ai trouvé ce roman moderne et presque prémonitoire par rapport à notre société très fière de sa technologie, incapable de voir le Mr Hyde dans le docteur Jekill.


"Ceux qui se rendront à Katmandou ne reconnaitront pas ce qui est écrit dans ce livre.

Ceux qui suivront les chemins qui y mènent ne reconnaîtront pas les chemins de ce livre. Chacun suit son chemin, qui n'estpareil à aucun autre, et personne n'aboutit au même lieu, dans la vie ni dans la mort. Ce livre ne cherche pas à donner une idée de la réalité, mais à s'approcher de la vérité. Celle de Jane, et celle d'Olivier, dontil raconte l'histoire."

Présentation de l'éditeur De tous les coins de la terre, des garçons et des filles se mettent en marche vers Katmandou, la ville qui dresse ses deux mille temples au pied de l'Himalaya, à la frontière du Tibet. Que vont-ils y chercher ? L'illusion d'un Dieu plus proche ? La liberté de vivre comme ils veulent et de fumer " l'herbe " sans crainte de la police ? Pour la plupart d'entre eux c'est un voyage vers leur propre destruction... Jane et Olivier ont pris chacun un des " chemins " de Katmandou, peut-être parce qu'ils avaient été blessés dans leurs rapports avec leurs parents. Ces chemins commencent parmi nous et sans que vous vous en doutiez, l'un d'eux commence peut-être chez vous !

3 commentaires:

Etienne H. BOYER a dit…

T'es chié quand même : Jane Birkin était une belle femme, quand elle était jeune.
http://storage9.myopera.com/E.%20Driver/albums/35120/Jane%20birkin1.jpg

Lurbeltz a dit…

Oui OK, mais quand on lis, tu sais bien qu'on imagine. Bon par exemple à un moment donné, Olivier lui prend les seins... Bon !
Non sans déconner, belle ou pas belle, c'est pas la question. C'est que moi dans le livre c'était pas Birkin.

Etienne H. BOYER a dit…

Ah, c'est vrai que la Jane, elle a pas trop de nichons... Mais bon, y'a pas que les seins chez les femmes!
Et heureusement...